Quand le rêve devient possible…

Nous chérissons depuis quelques temps le rêve fou de quitter la terre ferme pour partir à bord de notre voilier parcourir le monde au gré du vent. Ce rêve grandit dans notre coeur avec douceur et magie, espoir et incertitude, volonté et désir…

Nous rêvons de ce jour où nous larguerons l’ancre pour découvrir notre belle planète autrement. Nous chérissons le désir de faire vivre cette aventure à nos enfants. Nous fantasmons sur les rencontres que nous ferons, les paysages qui nous éblouirons, les peuples qui nous inspireront, les animaux que nous observerons… nous gardons conscience que ce rêve ne sera pas toujours source de joie et que les déceptions et les obstacles contribueront à notre évolution consciente de devenir des êtres meilleurs… un jour… un jour nous partirons.

C’est en cet été 2017 que nous caressons du bout des doigts notre rêve. Tout à coup, tout devient possible. Le rêve prend une forme plus concrète, les étoiles s’alignent, les énergies s’unissent, la loi de l’attraction agit.

Nous mettons tous nos efforts nouveaux sur ce projet pour ne jamais perdre de vue notre but. C’est ainsi que nous avons commencé les cours de voile, avons acheté les livres susceptibles de nous enseigner les bases, avons passé nos examens de bateau de plaisance… Nos aspirations prennent source à travers ceux qui ont réalisé leur rêve d’écume. De Jean Lemire à Éric Tabarly en passant par les familles inspirantes sur la toile qui racontent leur épopée marine, nous respirons l’air marin de ce fantasme.

Nouvellement membres du club de voile de notre région, nous avons été accueillis par des amoureux et des passionnés de la voile, ravis de rencontrer de nouvelles têtes qui plus est avec de jeunes enfants. Ce petit, tout petit club de voile, ne compte que 25 membres. Quelle belle grande famille ! Le quai est simple et modeste, ne pouvant accueillir que de petites embarcations… voici qui est parfait pour notre nouveau bébé. Elle s’appelle Apollina. Elle a vu le jour en 1981. Elle mesure 22 pieds et pèse environ 3000 livres. Je suis bien au courant de l’utilisation de masculin en français pour la description d’un tel véhicule mais je vais m’angliciser et parler de ce voilier au féminin. Cela lui va si bien. Pour l’anecdote, le nom du bateau était le nom de la grand-mère décédée du tout premier propriétaire de ce Tanzer 22.  Nous conserverons donc ce nom qui a une consonance émotionnelle et touchante.

Apollina n’a jamais vogué en eau salée. Tant mieux, cela lui donne meilleure allure. Aucun travaux importants ne sont nécessaires. Elle va bien et nous promet de grands moments sur la rivière Saguenay.

C’est après plus de 500 km de route en pleine nuit, qu’Apollina est arrivée sans encombre chez nous. Elle fut mise à l’eau à la marina de Shipshaw 3 heures après son arrivée. Autant dire que nous avons eus des sueurs froides… la plus grosse embarcation que nous avons mise à l’eau était un mini catamaran Hobbie Cat. Après quelques reprises, nous avons réussi ! Suite à quoi, il a fallu la naviguer jusqu’au club de voile situé à quelques mètres de la marina afin de l’amarrer au quai du club, où une place nous était attribuée. Pas question de hisser les voiles pour se faire. Nous n’avions pas encore gréé le mât, la marina n’étant pas conçue pour des voiliers mais plutôt pour des embarcations moteur, un fil électrique ne permet pas le mâtage à terre. C’est donc à moteur que mon conjoint a navigué à bord d’Apollina jusqu’à notre emplacement. Quel moment ! Apollina était enfin à quai ! Certes avec le mât couché mais les manoeuvres de mises à l’eau et de stationnement se sont faites sans trop grande difficulté malgré notre inexpérience.

C’est le lendemain que nous avons entrepris un grand ménage du bateau. Il nous fallait répertorier tout ce qu’il y avait à bord, trier, nettoyer puis ranger de nouveau. En quelque sorte prendre nos marques. J’avoue qu’à ce moment-là le ménage s’est fait avec bien plus d’entrain qu’à l’habitude !

C’est en milieu d’après-midi que nous avons gréé le mât. Un ami aussi inexpérimenté que nous est venu nous aider. Avec un peu d’observation, de bon sens et de « guts » nous nous sommes lancés dans le mâtage ! Quelques membres du club qui étaient présents sont venus nous prêter main forte… ce fut apprécié ! car le mât, pas si lourd, est tout de même encombrant et le petit espace qu’offre Apollina n’est pas pour aider ! C’est à l’approche d’un orage qui nous a surpris que nous avons finalisé le mâtage ! (le fameux orage avec tornade dont les québécois ont sûrement entendu parlé dans les médias).

Peu à peu Apollina prend la forme d’un voilier… nous sommes heureux et fiers, enthousiastes et émerveillés. Nous savourons le plaisir également de partager une activité agréable en famille.

Hier soir, nous avons effectué notre première sortie familiale…. en trichant avec le moteur puisque toutes les voiles ne sont pas encore montées…

L’histoire ne fait que commencer….

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« Everything you want is on the other side of fear » Jack Canfield

2 réflexions sur “Quand le rêve devient possible…

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